• Guillaume de Brabandère

Étapes 55-56 (Bazas)

Encore un matin où on remballe nos tentes trempées, on commence à s’y faire. J’en profite pour faire quelques photos de mes vieilles bottines, elles sont dans un bel état.

Depuis l’étang, nous effectuons un azimut épouvantable qui nous ramène sur le chemin. Après 8 km, nous entrons à Bazas par la vieille porte, dit Porte du Gisquet. Sur la place principale, nous tombons sur un petit marché local où se vendent les produits du terroir, de quoi nous ouvrir l’appétit.

Nous poursuivons avec un petit tour à la cathédrale où je suis à nouveau impressionné par la beauté des vitraux.

Ensuite, on fait la rencontre de Laure qui nous interpelle sur la place du marché. Laure est une ancienne pèlerine qui a plein de choses à nous raconter. On échange quelques minutes avec elle puis elle nous demande un numéro de téléphone où elle peut nous joindre. Les filles se remettent en route tandis que je reste un moment à la cathédrale.

Après Bazas, le chemin continue sur un ancien Ravel. A peine en route, mon téléphone sonne. C’est Laure qui nous propose de dormir à la maison ce soir. J’aurai une bonne nouvelle à annoncer aux filles! Je marche sur ce Ravel jusqu’à Captieux où je retrouve les filles à l’église après 26 km. Ce chemin est très agréable.

Nous arrivons chez Laure vers 20h. Elle habite un petit havre de paix perdu au milieu des bois où elle vit en auto-suffisance avec Carol, son compagnon. Laure nous a gentiment préparé une chambre chez elle. Le soir, nous partageons un bon repas et l’on passe une soirée inoubliable si bien que l’on va dormir un peu tard.


Des souvenirs plein la tête, on ne se remet en route que vers 11h le lendemain mais c’est ça aussi le chemin, se laisser porter par les rencontres du moment et profiter de chaque instant. Peu de temps après notre départ, nous quittons la Gironde pour arriver dans les Landes, ses forêts de pins et ses chemins sablonneux.

Vers 20h30, nous arrivons à la chapelle de Lugaut, petit chapelle isolée au milieu de cette réserve naturelle. Cet endroit est charmant. Nous avions prévu d’y passer la nuit mais c’est pas de chance, la chapelle est fermée…

Dès lors, nous décidons de continuer jusqu’à Roquefort même si cela représente encore 12 km à parcourir. La luminosité particulière à cette heure de la journée accentue la beauté de la nature. C’est l’occasion de prendre quelques photos de groupe afin d’immortaliser ces quelques jours passés avec les filles. En effet, il s’agit déjà de leur dernier jour de marche.

Il fait déjà noir, cela devient un peu dur. On écoute un peu du musique pour se donner du courage… Peu avant 23h, nous rejoignons Roquefort, épuisés, après avoir parcouru 36 km. Quelle journée ! À Roquefort, nous passons la nuit au refuge municipal.

Portez-vous bien et à très vite !