• Guillaume de Brabandère

Étape 26: Vézelay me voici

Je quitte Accolay et 28 km m’attendent pour rejoindre Vézelay. Pour ne pas changer, le ciel est à nouveau assez encombré. Je débute la journée en passant par les ruines d’une abbaye cistercienne. Comme vous pouvez le voir ci-dessous, on trouve parfois l’un ou l’autre obstacle sur les chemins.

Peu après 14h, je tombe sur une pancarte dans les bois qui annonce Vézelay dans 10 km. Les derniers kilomètres sont assez intenses au niveau émotionnel, avec le sentiment que la 1re partie (Bruxelles-Vézelay) de mon périple arrive à son terme.

On touche tout doucement au but et me voilà arrivé à Asquins, dernier village avant Vézelay. Ce village comporte une église dédiée Saint-Jacques-le-Majeur qui est en fait le « vrai » point de départ de la voie de Vézelay. Depuis cette église, l’on aperçoit déjà la Basilique de Vézelay au loin sur une colline. C’est à la fois encourageant et désespérant...

On m’avait beaucoup parlé d’une dernière grosse montée avant Vézelay mais pour le coup, on se sent vivre... J’arrive enfin aux pieds de la basilique aux alentours de 17h.

Je passe la nuit au centre Sainte-Madeleine. Il s’agit d’un centre d’accueil pour les pèlerins tenus par les sœurs de la fraternité monastique de Jérusalem. C’est pour moi l’occasion d’y rencontrer mes premiers pèlerins.


Le lendemain, je m’accorde une journée de repos bien mérité pour découvrir les moindres recoins de Vézelay. Le matin, je rends visite au curé franciscain de Vézelay. Missionnaire au Congo pendant 44 ans, c’est assez intéressant d’échanger avec lui.

L’après-midi, je passe un peu de temps à la Basilique. C’est à Vézelay qu’à débuté la 2e croisade. 800 ans plus tard, en 1946, 14 croix ont transité à pied des 4 coins de l’Europe jusqu’à la Basilique pour célébrer la fin de la 2e guerre mondiale. L’une d’entre elles est d’ailleurs partie de Belgique.

Depuis la terrasse de la Basilique, on peut profiter d’une vue superbe sur la vallée. Le soir, je rencontre enfin Hubert. Cela fait plaisir de retrouver la chaleur humaine et les expressions d’un bon Belge. On rigole bien en se racontant toutes nos petites anecdote vécues sur les chemins. C’est déjà la fin de cette journée de repos, aussi intense qu’une journée de marche. Demain je reprends la route pour commencer la 2e grande partie de ce pèlerinage, direction Saint-Jean-Pied-de-Port.

Les jeunes du village de Sapang comptent sur votre soutien.

Portez-vous bien et à très vite !